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L’importance de la conversion

 « Pour certains homosexuels, la grâce et la puissance de Dieu peuvent réorienter leur orientation. Ils expérimenteront la puissance régénératrice de la grâce de Dieu et pourront s’engager dans une relation hétérosexuelle. Mais pour d’autres, le miracle sera "seulement" intérieur. En vivant la grâce de la chasteté, la dynamique de l’esprit leur permettra d’assumer dans la paix une situation qui n’est pas pour autant radicalement modifiée. »[1]

« Tous ceux que le Père me donne viendront à moi, et je ne mettrai pas dehors celui qui vient à moi. »  (Jésus dans l’Ev. de Jean 6:37)

Etre chrétien, c’est chercher à ressembler à Jésus-Christ, qui est pleinement Dieu et pleinement homme. C’est vivre une conversion et donc une nouvelle naissance suite à une rencontre personnelle avec Lui : cette rencontre bouleverse la vie et transforme la structure et les pôles d’intérêt de la personne.

Une réelle conversion à Jésus-Christ

« Chaque être humain est d’abord un pécheur devant Dieu, un pécheur aimé pour lui-même, indépendamment de son orientation sexuelle. Chacun a besoin de grâce et de miséricorde. Chacun est inscrit dans le désir universel d’amour de Dieu. Chacun, hétérosexuel et homosexuel, est invité à soumettre sa vie sexuelle aux critères de pureté, de prévenance et de respect de l’autre, afin d’être témoin des valeurs de l’Évangile. » [2]

Une personne qui vient de faire une rencontre personnelle profonde avec Jésus-Christ et marche en nouveauté de vie multiplie les probabilités d’équilibre et de stabilité lors d’un changement de l’homo vers l’hétérosexualité : les témoignages de chrétiens affermis en ayant fait l’expérience sont là pour l’attester. Bien sûr, nous pouvons comprendre qu’une personne athée ou en rébellion contre Dieu ne parvienne pas à y croire, et même se moque de tels propos comme n’étant probablement que supercherie et tromperie… Elle ne peut qu’être invitée à faire elle-même l’expérience pour découvrir que cela est vrai.

Quels sont les signes réels d’une authentique conversion à Jésus-Christ ?

La repentance.

Elle est mentionnée 60 fois dans le Nouveau Testament. C’est un demi-tour spirituel nécessaire avant de parvenir à la foi. C’est cesser de vouloir mener sa vie indépendamment de Dieu. C’est le fait de regretter ses péchés, d’y renoncer, et d’implorer le pardon de Dieu. Et dans le cas de l’homosexualité, et selon la Bible, c’est la pratique des actes et non pas les désirs ou tentations homosexuels qui représentent un péché, au même titre que la fornication[3] ou l’adultère. On ne peut faire l’économie de la repentance : sans elle, pas de réelle conversion profonde à Jésus-Christ, mais un simple rapprochement de Dieu, qui en reste au stade du questionnement, et devra être approfondi.

La repentance (de la part d’une personne qui a de fortes pulsions homosexuelles) consiste aussi à renoncer à adorer sa propre image dans l’autre (narcissisme), et à renoncer à rechercher une image divinisée et idéalisée de son genre et de son sexe dans un semblable (idolâtrie).

« Nous tous, chrétiens ou païens, émergeons d’un monde déchu qui brise notre désir d’adorer le Créateur, et nous rend sensibles à des appétits inférieurs. (…) Celui ou celle qui souffre de son homosexualité, comme toute autre personne, a besoin d’un réalignement fondamental avec le Créateur. Le désir latent d’adorer Dieu doit être ranimé. »[4]

La rencontre avec Dieu.

Au tout début, c’est d’abord croire que Dieu existe, et qu’Il a envoyé Son Fils sur la Croix de Golgotha pour mourir à ma place à cause de mes péchés. Ensuite, c’est croire qu’Il est ressuscité, qu’Il est vivant de nos jours et que je peux maintenant encore le rencontrer personnellement : Il se manifestera à moi si ma requête dans ce sens est profonde : c’est pourquoi je ne dois pas hésiter à Lui demander directement une révélation de Son existence. Cette révélation bouleversera ma vie et me redonnera l’espoir.

La décision de suivre Dieu.

Après l’avoir rencontré, si je prends une décision de Le suivre et de Lui donner ma vie en étant d’abord passé par une profonde repentance, mes péchés sont pardonnés, je reçois la vie éternelle et deviens une nouvelle créature. Je reconnais Dieu comme mon Père et mon créateur,  je deviens réellement son fils. Jésus devient mon Sauveur et mon Seigneur.

La connaissance des Saintes Écritures, et la soumission à elles.

La Bible représente l’ensemble des écrits inspirés par Dieu et donnés aux hommes afin qu’ils connaissent la vérité. Nul ne peut suivre Dieu sans s’en référer aux Saintes Écritures et s’y soumettre. Bien sûr il y a deux pièges : l’interprétation trop littérale des Ecritures, qui rejoint l’étroitesse d’esprit et le sectarisme, mais aussi l’inverse, une interprétation trop libérale des Ecritures, où l’on fait dire à la Bible ce qu’elle ne dit pas ou l’inverse de ce qu’elle dit. Alors on appelle le mal « bien ». C’est le cas lorsqu’on se dit « gay et chrétien » tout en pratiquant l’homosexualité : il y a contradiction flagrante avec les Saintes Ecritures.

Le désir constant d’obéir à Jésus-Christ.

Témoigner aux autres, et se rassembler régulièrement avec d’autres chrétiens permet de  vivre en Église, afin de bénéficier de l’expérience et des enseignements qui y sont dispensés. On n’est pas chrétien tout seul : on doit rejoindre la « famille de Dieu », qui comporte des multitudes de frères et sœurs… avec qui il est si bon d’être en relation, dans une bonne communion fraternelle.

[1] L’Amour mal aimé – J-Jacques Meylan – Andrea Ostertag – Editions Je Sème – Genève – 2005.
[2] Même ouvrage.
[3] Fornication : relations charnelles entre personnes non mariées ou liées par un vœu ; péché de la chair.
[4] Vers une sexualité réconciliée – Andrew Comiskey – - Editions Raphaël – Suisse – page 51.

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