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Tu ne pourras jamais changer…

Prise de position des milieux « homos »…

Leur message

A l’heure actuelle, ces milieux « homos » relayés par les médias voudraient dire à la personne qui a un comportement homosexuel : « Accepte-toi, assume-toi, et vis ta vie, ta sexualité n’est pas un problème ! ». La première partie de ce message incitant à la liberté – accepte-toi, assume-toi, et vis ta vie – est très touchante et importante. Il était certainement nécessaire de la verbaliser après des siècles de rejet, de harcèlement et de persécution des homosexuels, où ces derniers en arrivaient à se refouler totalement, à se cacher, et à rester dans la honte de leur identité.

La liberté, l’acceptation de soi, l’intégration de la vérité sur soi-même, l’encouragement à la responsabilisation sont des composantes très importantes de la dignité humaine.

Attaques

Mais ce message est incomplet. Le problème est que souvent les milieux « homos » ainsi que ceux des « psy » n’offrent et ne veulent offrir aucune alternative à tous ceux et celles qui se disent avoir une identité homosexuelle et désirent évoluer, en opérant une métamorphose.

Pire : ils se moquent ouvertement dans leurs écrits des associations qui aident ces personnes à changer. Tel cet article ironique trouvé dans une revue[1] : « Les guérisseurs d’homos pullulent : reconvertir les homosexuels en de sages hétéros, c’est la mission que se donnent des fondamentalistes chrétiens : ce sont des « reconvertisseurs d’homosexuels » ». Et l’article, dans un esprit un peu narquois, tente de prouver que les résultats de ces associations sont inefficaces. Une question intéressante serait de demander à l’auteur de cet article s’il a rencontré et écouté ne serait-ce qu’une seule fois les personnes qu’il incrimine ? Comment peut-il se moquer de ces associations et les décourager publiquement à ce point, elles qui pour la plupart sont composées d’êtres ayant connu de si profondes souffrances, qui ont ensuite retrouvé leur épanouissement après des années de luttes courageuses, et ont voulu ensuite aider leurs semblables à devenir plus épanouis et heureux ?

« Tu ne pourras jamais changer » ?

Les porte-parole des milieux « homos » disent souvent dans un esprit de défiance : « Tu es homosexuel à vie, tu ne pourras jamais changer ! ». Je peux comprendre une partie de cette affirmation, car je sais que le cheminement vers un changement est en effet très difficile, long et quelquefois douloureux, et que peu – quantitativement – y arrivent. Il n’est pas toujours suivi de résultats rapides et il y a parfois quelques dérapages qui font que la personne peut devenir très perturbée (comme dans toute tentative de changement humain profond, par exemple le  changement d’identité chez les transexuels). Mais je ne peux être d’accord avec l’autre partie du message, qui tend à enfermer définitivement la personne en prise avec l’homosexualité dans son orientation, et à la décourager : cela démontre un manque d’honnêteté et un aveuglement.

Réponses

Primauté accordée à la liberté de chacun

Autant il est irrespectueux et dangereux de forcer quelqu’un à changer son homosexualité au profit de l’hétérosexualité, autant cela l’est de forcer quelqu’un à rester dedans, que ce soit par la force ou par des moyens indirects de pression intellectuels, émotionnels, sexuels ou anti-religieux.

« Changer est possible» : pourquoi le refuser ?

Le milieu « homo » accepte et reconnaît qu’une personne hétérosexuelle puisse devenir un jour homosexuelle et ne fait pas réellement un problème ou un obstacle de cette métamorphose, quand cela se produit.

Mais pourquoi ne reconnaît-il pas toujours que l’inverse puisse être vrai aussi ? Garderait-il une rancœur envers les personnes hétérosexuelles, à cause des rejets, des haines et des persécutions ? Aurait-il peur de découvrir la réussite de plusieurs dans ce domaine, ce qui le remettrait trop en question ? Ressentirait-il une blessure dans son amour-propre, une culpabilité, une honte, en acceptant l’existence de ces changements réussis ? Aurait-il peur que ces derniers ouvrent la porte idéologique à une homophobie sous-jacente, du genre : « tu es homosexuel, mais mon pauvre, tu peux en guérir et redevenir normal » ?

« Si l’on affirme qu’un changement existe, alors chaque homosexuel sera hanté par l’idée que lui aussi pourrait trouver la force de changer… c’est pourquoi les militants homo luttent contre cette affirmation ! » (Thomas E. Schmidt)[2]

Respect, écoute, et tolérance :

Proposer à une personne malheureuse dans son identité depuis des années, et vivant dans l’homosexualité, d’en analyser les raisons, de l’écouter et de lui venir en aide au travers d’un suivi régulier n’est pas une attitude homophobe. Si son choix de vouloir changer est formulé par elle, puis respecté, si des pistes concrètes lui sont alors proposées – qu’elle pourra utiliser librement ou non – alors tout cela ne peut provoquer que davantage d’épanouissement et de bonheur.

Mais si les fondements de cette proposition de changement n’étaient pas clairs, et consistaient à reproduire en plus « soft » ce que les nazis développaient dans leurs discours sur les personnes à penchants homosexuels : « Il ne faut plus d’homosexuels dans notre pays, ils sont une honte et un danger pour notre nation », alors cela prouverait une complète méconnaissance de la structure de la personnalité de ces personnes, un esprit abominable d’intolérance et de haine. Parler ainsi serait exécrable et punissable.

« « L’homosexualité, c’est inné ! On ne peut rien y changer ! » Le pasteur anglican Mario Bergner dit non à une telle affirmation. Pour lui toute légitimation génétique de l’homosexualité ne tient pas. Il le dit autant à partir d’une étude serrée des textes scientifiques qu’à partir de son expérience de vie : « Il faut dire aux homosexuels qu’il n’est pas impossible de changer de manière de vivre la sexualité ». Mario Bergner sait de quoi il parle… Il a été pendant 7 ans un homosexuel actif aux Etats-Unis. Il a baigné dans la scène gay à New York City, convaincu comme beaucoup d’autres homosexuels qu’il n’y avait pour lui qu’une manière de s’épanouir : pratiquer ce vers quoi son désir le poussait.


Aujourd’hui fort de son expérience, Mario témoigne: « Jésus a changé ma sexualité. Lorsque j’ai fait l’expérience de sa présence, je ne pensais pas qu’il était possible de changer d’orientation sexuelle. Mais petit à petit – il a fallu du temps… – Jésus a guéri ma relation à mon père, à ma mère, à mes proches… Et aujourd’hui, je suis marié… et même pasteur anglican…  » »[3]

[1] Cathy Macherel – Magazine d’information « 360° » – janvier 1999.
[2] L’homosexualité : perspectives bibliques et réalités contemporaines – 2002 – Editions Excelsis et Grâce et Vérité.
[3] Propos recueillis par Serge Carel. Mario Bergner est l’auteur du livre Aimer en vérité. Comprendre la nature de nos sentiments et mettre de l’ordre dans l’amour, paru aux éditions Raphaël. Cet ouvrage permet à la fois de comprendre le cheminement de ce pasteur anglican et d’entrer dans une analyse fine de ce qui caractérise « masculinité et féminité ».

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