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Restauration et changement : une utopie ?

ENQUETE :
Selon une enquête réalisée récemment par le Centre d’Etudes Interdisciplinaires des faits Religieux auprès de 389 personnes croyantes (dont 73% sont gay, 20% sont lesbiennes, 7% bisexuelles), 5,5 % affirment vouloir changer si c’est possible, tandis que 34,7 % affirment que leur sexualité « n’est pas l’idéal mais je fais avec ». La rubrique ci-dessous s’adresse donc uniquement à ceux et celles qui, ayant déjà ou non effectué un parcours dans la pratique de l’homosexualité, désirent rechercher autre chose, voire se restaurer et changer, en ayant de profondes motivations, psychiques, sexuelles, et parfois spirituelles.
Elle ne s’adresse en aucun cas aux personnes qui se sentent épanouies dans l’homosexualité, et dont nous respectons le parcours et le vécu. (http://www.ehess.fr/centres/ceifr/pages/glb.html)

Avertissementl’association « Oser en Parler » n’a aucunement pour but (directement ou indirectement) d’éradiquer l’homosexualité de la société sous des couverts moraux, spirituels et homophobes, elle pratique le respect et la tolérance envers toutes les personnes quels que soient leur sexe, leur âge, leur origine ethnique, leur religion, leur orientation et appartenance sexuelle. Elle ne cherche en aucun cas à provoquer la discrimination, la haine ou la violence à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes à raison de son sexe ou  de son orientation sexuelle, ou de ses croyances. Elle a en suivi psychologique et spirituel des personnes désirant rester ancrées dans l’homosexualité, aussi bien que des personnes homosexuelles désirant retrouver leur propre hétérosexualité (bien souvent à causes d’abus homosexuels dans l’enfance).

A l’heure actuelle, les milieux gays relayés par les médias voudraient dire à l’homosexuel : « Tu es bien tel que tu es, accepte-toi, assume-toi, et vis ta vie ! ». Se pose alors la question du mariage homosexuel, que certains trouvent désormais normal d’avoir inscrit publiquement dans la légalité, de même que l’adoption d’enfants.

Parallèlement, beaucoup de personnes homosexuelles, qu’elles aient eu le courage de faire leur coming-out ou non, se confient à des tiers pour décrire leur désespérance, leur tristesse, et leur parcours douloureux dans la déchéance. Nombreuses sont celles qui deviennent dépressives et sont désabusées, allant d’aventure en aventure et de déception en déception.

Nous nous garderons bien de juger ou rejeter quiconque passe par là et lit ces lignes ; bien au contraire, nous lui vouons le plus grand respect et considérons qu’il a une valeur extraordinaire. C’est ce que nous avons pu découvrir lors de nos nombreux entretiens de relation d’aide avec des personnes homosexuelles : elles luttent dans ce secteur de leur vie, elles souffrent, mais ont su quelquefois admirablement développer d’autres domaines en rendant fructueuses leurs nombreuses qualités créatrices.

Une personne homosexuelle qui désire librement changer doit être accompagnée. Des entretiens, un suivi régulier, une écoute sont nécessaires. Il n’est aucunement question de prendre en pitié la personne qui désire changer et de l’inférioriser, mais au contraire, de dialoguer avec elle dans le plus grand respect, avec empathie, en reconnaissant sa valeur et en l’aimant sans arrière pensée, d’une manière inconditionnelle. Il s’agit de l’écouter et d’examiner avec elle sur quelles bases un changement pourrait s’opérer, si elle le désire. Tout dysfonctionnement a des racines psychologiques, familiales, spirituelles qu’il faut découvrir progressivement.

La mise à nu des racines permettra la recherche commune de solutions et une série d’approches vers une évolution intérieure. Nous avons pu observer que l’assistance de la prière, l’intervention du St-Esprit, l’écoute et la mise en pratique de conseils adaptés et fondés sur la Parole de Dieu sont autant de facteurs supplémentaires et souvent nécessaires pour cheminer vers une réussite dans la progression de l’évolution et du changement.

Restauration et changement ?

« Les personnes homosexuelles se sont adaptées à des besoins essentiels en recherchant l’amour là où elles ont pu le trouver. » (Jean-Marc)

L’homosexualité n’est pas innée : elle est une adaptation consciente ou inconsciente, et bien souvent involontaire, qui se développe sur le fondement d’un inachèvement de la sphère psychosexuelle.

Certains peuvent se sentir satisfaits et équilibrés dans leur identité à ce stade – les statistiques montrent que 5 à 10% des 5% de personnes pratiquant une homosexualité régulière (soit moins de 0,5 % de la population globale, toutes sexualités confondues) sont dans ce cas ils se sentent bien dans leur peau.

Prendre des chemins d’approfondissement

Mais pour les personnes qui ne se sentent pas équilibrées dans l’homosexualité, des chemins d’approfondissement pour un nouveau choix possible de relations existent – si elles le désirent intensément.

Tout d’abord cela nécessite de sortir de la culpabilité vis à vis des groupes de pression revendiquant souvent la permanence d’une identité homosexuelle définitive. Ensuite, une « revisitation » dans le temps, des principales influences du masculin et du féminin durant leur enfance et adolescence leur permettra bien souvent de se repositionner différemment et de débloquer ainsi les processus d’évolution et de croissance paralysés dans ce domaine.

Dans un deuxième temps, il s’agira de s’approprier les changements, en prenant goût avec de plus en plus de fréquence et d’intensité, aux nouveaux comportements hétérosexuels qui s’éveillent. Cela se traduira, pour les personnes elles-mêmes, par une pacification avec leur propre genre fortifié et la partie complémentaire en eux mise à sa juste place. Et de même cela apportera une pacification et un épanouissement avec les personnes de son propre sexe comme avec les personnes du sexe complémentaire.

Ce processus pourrait s’apparenter à un « retour aux sources de l’identité ».

Dans une approche chrétienne, on pourrait même dire « un retour à la Source de Celui qui est garant de notre identité et d’un plan de vie où la complémentarité, la différenciation, le vis-à vis a été placé comme fondement et fondation ».

Les parcours chrétiens de restauration de l’identité, qui incluent en plus de la dimension spirituelle de l’être les connaissances sur le plan du corps et du psychisme, permettent une dimension plus vaste et généralement un processus plus court et plus aisé, que les parcours déconnectés de toute dimension spirituelle chrétienne, dans la mesure où la personne peut se situer dans un plan de vie plus vaste, dans lequel son identité trouve ou retrouve un sens et une finalité.

La personne va également pouvoir bénéficier de relations et d’aides d’un Père Créateur source de vie, pouvant venir combler et réparer ce qui a pu l’accabler ou lui faire défaut, et d’un Esprit de vie qui va révéler sans introspection pesante, les points de blocages majeurs du plan de croissance de l’être.

Enfin, la dimension de salut en Christ va permettre de vivre des transferts qui vont alléger et même libérer les personnes. Et les espaces de l’être ainsi allégés, libérés, désenclavés ouvriront sur de nouveaux choix de vie et de nouvelles relations.

Cela impliquera une détermination profonde, du temps, et de l’aide extérieure.

La plupart des sexologues, psychologues et psychiatres favorisent davantage, lors de consultations, l’acceptation par l’individu de son orientation – trop souvent présentée comme déjà une identité malheureusement -, plutôt qu’un changement vers l’hétérosexualité. Et en effet, on ne peut pas changer d’orientation aussi facilement qu’on allume et éteint une lumière… ils en sont conscients. D’autre part, malgré les insatisfactions, les difficultés et les souffrances rencontrées par les personnes homosexuelles, toutes ne désirent pas ou ne peuvent pas réellement arriver à changer.

Cependant, une personne avec une telle orientation ou identité peut très bien choisir de changer, et réussir à faire dans le temps – si elle y aspire – un mariage hétérosexuel épanoui, ou à vivre un célibat équilibré. Le résultat sera différent selon les individus. De nos jours, plusieurs personnes témoignent de changements à des degrés différents, certaines se sont résolument réorientées vers l’hétérosexualité et témoignent des bénéfices et changements que cela à apporté dans tous les aspects de leur vie :

  • certaines vivent une totale hétérosexualité (comportement sexuel – sentimental – attirances – orientation – identité – genre) et ne ressentent plus d’attirance envers les personnes du même sexe.
  • d’autres ont désormais une pratique hétérosexuelle majoritaire mais conservent quelques attirances homosexuelles qui ne prennent jamais le dessus.
  • d’autres enfin ont des attirances hétérosexuelles, ce qui est nouveau, mais conservent des attirances et parfois des désirs envers les personnes de leur sexe : elles doivent rester vigilantes pour « s’ancrer » dans leurs nouveaux comportements et ne pas renouer avec les anciennes pratiques, les lieux à risques, les personnes insécurisantes, et elles devront se protéger d’influences des groupes de pression pouvant possiblement ramener la personne vers ses pratiques antérieures… Elles peuvent soit rester célibataires, soit se marier : bien sûr, dans ce dernier cas, il est préférable qu’elles en avertissent leur futur conjoint.

Ces personnes – dont j’ai rencontré personnellement certaines – fournissent la preuve qu’il est possible de changer son orientation sexuelle complètement ou partiellement. Bien entendu, nous le comprenons, le mariage hétérosexuel n’est pas « le » remède à l’homosexualité, et peut aussi être détourné par des pratiques tout aussi désorientées voire davantage parfois que dans l’homosexualité, mais peut devenir – de même que le célibat -, l’une des issues heureuses de ce changement dans un certain nombre de cas.

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