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L’homosexualité féminine

L’homosexualité féminine est encore appelée « lesbianisme », « saphisme » (nom de la poétesse Sapho, qui vivait dans l’île de Lesbos, vers le 6ème siècle avant J.C.) ou « tribadisme » (du grec tribein, frotter).

Elle est moins l’objet d’un rejet et de moqueries que l’homosexualité masculine. Elle est aussi moins courante[1]. Elle est plus secrète, moins militante. Tout au plus, les hommes penseront que deux lesbiennes vivent une relation un peu infantile qui évoluera dans le temps vers l’hétérosexualité, car elles sont passagèrement déçues des hommes. Ou alors, si elles vivent ensemble, ils penseront qu’elles sont simplement de bonnes copines. Mais aussi, elle est acceptée par une grande partie des hommes car cela les fait fantasmer : ils se feraient alors facilement voyeurs…

L’on peut distinguer en général deux catégories de femmes vivant dans l’homosexualité : les « viriles ou butch », et les « féminines ou fems ».

Le premier groupe est constitué de femmes qui ont généralement été élevées comme de véritables garçons manqués, ou ayant été entourées de certains modèles féminins très traumatisants, durant leur enfance. Elles ont alors une mentalité que l’on pourrait qualifier de masculine : elles se maquillent très peu ou pas du tout, ont souvent une coiffure et un habillement plutôt masculin, concurrencent les hommes en étant volontaires, combatives, dominatrices. Le second groupe est au contraire constitué de femmes plutôt féminines dans leur apparence et leur comportement avec l’entourage ; elles sont souvent passives et soumises, et parfois bisexuelles.

Deux femmes qui vivent en couple sont des personnes qui ont choisi à un moment donné de leur existence de devenir indépendantes des hommes, au niveau affectif, sexuel, économique et social. L’identité « lesbienne » aujourd’hui n’est pas seulement une orientation sexuelle, mais aussi un refus des règles du jeu établies par les hommes, parfois un acte politique d’affirmation, de défense du féminisme.

Selon un sondage BSP publié par le magazine gay Têtu en 1997, 11% des lesbiennes (et 7% des gays) sont parents. Beaucoup de ces femmes sont en effet passées par une expérience de couple hétérosexuel avant de prendre conscience de leur identité.

Notons qu’à l’intérieur du couple lesbien, il y a une forte tendance à la fusion et à la surprotection. Les deux partenaires se sentent obligées de tout se raconter et de tout partager, sans qu’il ne puisse subsister aucun secret.

Une blague court dans le milieu lesbien: « Que font des lesbiennes au deuxième rendez-vous ? Elles commandent le camion de déménagement. »
Les mots qui reviennent le plus souvent sont  fusion  et  fidélité. N’oublions pas qu’un couple de filles, c’est une fille puissance deux et que, chez elles, sentiments et sexualité sont souvent imbriqués.
Certaines parmi la jeune génération voudraient des relations plus libres, se détacher de ce qu’elles appellent « la sucrerie du sentiment », mais ça leur est difficile… « Chassez le naturel, il revient au galop ».

Le lien amoureux entre deux femmes contient des éléments de la relation primaire entre une mère et sa fille. L’une des femmes aura des attitudes maternelles, l’autre des attitudes infantiles.

Beaucoup de femmes à préférence homosexuelle ont été abusées par leur père ou un autre homme. Ces abus peuvent être de nature sexuelle, émotionnelle, mentale ou physique en sorte qu’elles ont été profondément traumatisées et déçues par les hommes. Comme elles ne désirent pas réveiller les souvenirs de ces abus, elles se tournent alors vers d’autres femmes pour recevoir réconfort, amour et compréhension. Ce peut être aussi le cas chez certains hommes à préférence homosexuelle, qui se tournent alors vers les hommes car ils ont été déçus des femmes, ou abusés par elles.

Les comportements à risque, liés au fait qu’une femme lesbienne veut s’affirmer, soutenir certaines revendications, et parfois même s’autodétruire à cause d’un désespoir intérieur, ne sont pas rares : consommation abusive de tabac, d’alcool, de médicaments et de produits psycho-actifs illicites, relations sexuelles non protégées, conduites suicidaires, etc.
La peur du sida, ainsi que le désir de « tout connaître » a conduit nombre de jeunes filles ou de femmes à avoir des relations homosexuelles. Mais aussi parfois (et ce n’est pas courant) le facteur déclenchant a été un séjour en milieu carcéral, (à cause de la promiscuité et de l’absence de présence de personnes de l’autre sexe).

[1]Selon plusieurs sources citées dans ce livre, l’homosexualité masculine représente 4 % de la population, l’homosexualité féminine environ 2 %.

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