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Les abus sexuels

Cette page concerne les abus sexuels. Les abus sexuels ne sont pas – dans la majorité des cas – le fait de personnes homosexuelles, les statistiques le démontrent. Cette page n’a donc pas pour but de faire un amalgame entre l’homosexualité et les abus sexuels.

Mais comme certaines personnes visitant notre site ont subi des abus commis par des personnes du même sexe (dans l’internat de leur collège ou lycée) qui les ont conduit vers l’homosexualité, il était nécessaire d’en parler sans tabou, également dans cette rubrique.

La violence sexuelle survenant pendant l’enfance et l’adolescence peut être la cause de problèmes sexuels, d’anxiété, de dépression et de faible estime de soi plus tard dans la vie. Ces problèmes sont encore plus marqués chez les enfants ou les adolescents victimes d’abus sexuel aux mains d’un membre de la famille, quand l’abus est fréquent ou étalé sur une longue période de temps et quand il y a eu pénétration. L’abus sexuel peut faire en sorte que l’ado se sente seul, dévalorisé et effrayé. De nombreux cas ne sont jamais signalés, surtout ceux qui impliquent un membre de la famille.

Parles-en à quelqu’un en qui tu as confiance. Avec son aide, tu pourras trouver une façon de te sentir en sécurité et d’être heureux. Ton corps t’appartient et personne d’autre que TOI n’a le droit de le contrôler.

Toute activité sexuelle forcée est un acte d’agression sexuelle, et constitue donc un crime. La violence sexuelle n’est pas dictée par le plaisir mais par le désir de pouvoir. Ce sont le plus souvent les hommes qui usent de leur pouvoir sur les femmes. Bien que cela s’observe moins souvent, les garçons et les hommes sont aussi victimes de violence sexuelle, et les filles sont capables d’exercer une forte pression sur les gars qu’elles fréquentent.

Si une personne se confie et vous fait part d’agressions dont elle a été victime :

  1. Écoutez-la.
  2. Remerciez-la de vous avoir fait confiance et reconnaissez que cela lui est sans doute très difficile de parler de cette expérience douloureuse.
  3. Dites-lui que vous la croyez. C’est important pour la personne victime de violence sexuelle d’être entourée de gens qui croient son histoire. La majorité des gens ne mentent pas à propos de ces choses-là.
  4. Montrez-vous compatissant en lui disant par exemple " Ça a dû en effet être effrayant " ou " Je comprends pourquoi tu te sentes si mal ".
  5. Dites-lui que ça n’est pas de sa faute et que la seule personne coupable est son agresseur.
  6. Faites-lui part de votre obligation légale de rapporter les événements.
  7. Adressez-la à des services communautaires pertinents.

Si vous savez ou soupçonnez qu’une personne de moins de 16 ans est victime, ou a de fortes chances d’être victime de négligence ou de violence affective, physique ou sexuelle, il est de votre devoir légal de signaler la situation.

Si une personne vous avoue avoir eu une attitude abusive envers quelqu’un :

  1. Écoutez-la.
  2. Encouragez-la à modifier son comportement.
  3. Dites-lui ce que vous en pensez.
  4. Aidez-la à comprendre qu’elle est la seule responsable de la violence, même si son partenaire peut être responsable d’autres problèmes au sein de la relation. La violence est un comportement appris et il est donc possible de changer.
  5. Incitez-la à consulter. La violence ne disparaîtra pas d’elle-même.

(Source : http://masexualite.ca)

Le cas du bizutage

C’est le fait d’amener autrui, contre son gré ou non, à subir ou à commettre des actes humiliants ou dégradants lors de manifestations ou de réunions liées aux milieux scolaire et socio-éducatif (articles 225-16-1 à 225-16-3 du Code pénal). Le bizutage peut se traduire par des attouchements sexuels, voire un viol. Il est qualifié de délit et puni de six mois d’emprisonnement et de 7 500 euros d’amende. Les élèves ou étudiants, victimes ou témoins de pratiques de bizutage, doivent informer sans délai l’autorité administrative de l’établissement concerné. Les victimes peuvent également porter plainte.

Comprendre l’abus sexuel : un point de vue chrétien

Par Shawn Corkery

Le sujet de l’abus a atteint des sommets dans la conscience américaine durant les dernières années. Il semble que chaque mois un nouveau scandale, un procès, ou un témoignage remplisse les ondes. Une telle saturation médiatique nous choque, et pourrait, à la longue, engourdir notre conscience face aux destructions accrues qui touchent de si nombreuses vies.

Aussi déroutant que ce phénomène puisse paraître, l’abus ne disparaîtra pas pour autant. Son aspect "tabou" a été ôté, et il continuera de saturer notre société.

Malheureusement, le monde séculier n’a pas le pouvoir d’arrêter les abus ou d’apporter la guérison à ses victimes. Les services sociaux peuvent apporter une aide immédiate mais ne fournissent aucune solution à long terme.

La bonne nouvelle pour les chrétiens est que nous possédons une puissance de guérison! Cette capacité de guérir les abus est bien réelle, même si elle n’est ni rapide, ni simpliste. La réponse se trouve dans la personne et la puissance de Jésus-Christ. Contrairement au monde qui ne peut compter que sur les ressources humaines, les disciples de Christ connaissent Celui qui est plus grand qu’eux pour aider à la guérison de l’abus. Il pénètre nos souffrances et notre désespoir, et nous arrache aux destructions accrues de l’abus. Jésus, dont la nature et les aspirations divines rachètent l’humanité, peut guérir les victimes de l’abus. La victimisation peut prendre fin par l’intervention de Christ.

Définir l’abus

Pour pouvoir appliquer la puissance du Seigneur à ce problème, nous avons besoin de mieux comprendre ce qu’est l’abus. L’abus des enfants, sous quelque forme que ce soit, peut être défini comme tout acte de violence infligé de force à un enfant, et entraînant des destructions. Les armes (une balle de fusil, une lance, une flèche, etc…) illustrent parfaitement ce phénomène. La capacité de destruction d’une arme dépend de la quantité de puissance qui est derrière elle. L’arme entre d’abord en contact avec le corps au-travers de la peau -notre défense extérieure. Elle pénètre ensuite à l’intérieur du corps où elle provoque des destructions (chair déchirée, os brisés). Si la blessure n’est pas correctement soignée, l’infection va s’installer. L’abus est comme une arme contre la personne entière (corps et esprit). Il consiste en tout acte -physique, sexuel, émotionnel, spirituel, ou de négligence- propulsé par une force, qui pénètre les sécurités et frontiéres personnelles, et transperce ensuite l’âme où il provoque des destructions. A cause du caractère secret de l’abus, la plupart des blessures restent sans soins, et s’infectent par la honte, la haine de soi, et l’oppression spirituelle.

La puissance qui perpétue l’action (ou arme) est le facteur clef. L’abus n’est pas mesuré par l’acte lui-même, mais par les destructions qu’il cause. Il est très facile pour des adultes de minimiser leurs expériences d’abus dans l’enfance en disant: "Oh, ce n’était pas si grave. Il y a pire que moi". Le problème, c’est qu’en agissant ainsi, on porte toute son attention sur l’événement, et non sur les effets que l’abus à laissés dans le cœur et l’âme. Cela revient à dire: "Je n’ai été blessé que par une piqûre d’épingle," alors que l’aiguille est entrée profondément dans le corps où elle a endommagé des nerfs et des artères.

L’abus sexuel

Un des abus d’autorité le plus dévastateur infligé à un enfant est l’abus sexuel. La molestation consiste en tout acte d’autorité à caractère sexuel (pratiqué ouvertement ou en secret) qui est infligé à un enfant de moins de 18 ans. Pendant trop longtemps notre culture a défini l’abus sexuel en terme de contact génital. L’abus sexuel inclut n’importe quelle forme d’agression sexuelle -de la relation intime au voyeurisme (être regardé de façon sexuelle). Les enfants n’ont pas été créés par Dieu avec la capacité de recevoir dans leur âme (et leur corps) l’une ou l’autre forme d’énergie sexuelle adulte. Cette agression sexuelle peut laisser diverses formes ou intensités de destruction. Cela se manifeste par la façon dont l’enfant réagira par rapport à son corps, son sentiment de protection, sa capacité à faire confiance, et sa sécurité personnelle.

De nombreux adultes qui subirent des abus sexuels durant leur adolescence se sentent honteux et personnellement responsables, particulièrement s’ils avaient expérimenté un certain degré de plaisir. Tout aussi dévastateur est la triste vérité selon laquelle les aspirations légitimes telles que l’amour, l’intérêt, et l’attention furent comblées par l’abuseur, même si c’est de façon perverse. Les adultes sont seuls responsables de leur énergie sexuelle et doivent en répondre s’ils utilisent mal leur autorité en dépassant les limites des enfants.

La guérison

Définir l’abus est bien plus aisé à faire que de résumer le processus de guérison. La raison pour cela est que l’abus affecte chaque facette de l’être et qu’il n’y a pas de processus simpliste à la guérison de l’âme. Pourtant, dans un sens, la guérison est simple. Elle consiste à en appeler à la puissance de restauration de Jésus là où il y a eu destruction, et à inviter la victime à vivre sa véritable personnalité.

La blessure

Je vois la guérison de l’âme comme un double processus simultané. Le premier consiste à laisser la présence de Christ entrer dans les endroits blessés -les souvenirs, émotions, et croyances qui se sont formés autour de la blessure. Une expérience d’abus laissée sans soins peut produire une forme ou l’autre de défense. Ce mécanisme, conscient ou pas, est une tentative pour diminuer au maximum l’intolérable souffrance, mais ironiquement, cette défense-même empêchera la blessure de guérir. Le désir du Saint-Esprit est de pouvoir entrer dans le souvenir (la blessure) pour commencer à réparer les dégâts. Ceci implique généralement un temps de deuil lorsque l’on se rappelle de l’événement. La plupart des victimes ont besoin d’une "saison" pendant laquelle elles peuvent librement pleurer sur le malheur qui leur est arrivé. Ceci est particulièrement vrai lorsque la personne a réprimé ou étouffé ses souvenirs et ses émotions.

Alors que la peine est abandonnée à Christ, Il la porte en lui-même sur la croix. Par une pratique régulière de l’apport des souvenirs et des émotions dans la présence du Seigneur, Jésus peut commencer à remplir la personne de vérité, de joie, d’objectivité, d’autorité et de victoire. Le souvenir ne disparaît pas -Jésus ne réécrit pas l’histoire- mais le résidu destructif laissé par la force de l’abus est nettoyé et remplacé par Sa présence et Son désir de guérison.

Les défenses

Le second processus de guérison (ironiquement le domaine que nous voulons éviter) est notre réaction de défense -parfois de péché- à l’abus. Ce sont les domaines de la responsabilité personnelle. Quand elle y fait face sans crainte et avec humilité, la victime peut choisir de les abandonner. Ces mécanismes de défense étaient nécessaires dans l’enfance pour couvrir les blessures. Mais, semblable à un pansement temporaire, ils ont dépassés leur utilité et doivent être enlevés. Sans cela, le Seigneur ne pourra pas avoir un libre accès à la blessure. Son désir de guérir sera restreint, et la victime continuera d’utiliser ces mécanismes de défenses pour bloquer la souffrance future.

Parmi ces défenses, on trouve le déni (le manque de souvenir ou d’émotion), la passivité et la crainte, la prise de responsabilités qui revient à un autre, le secret, les vœux intérieurs cachés, les comportements et dépendances compulsifs, et le manque de pardon. Chacun de ces domaines doit être sobrement reconnu dans nos vies et amener à la lumière du Seigneur. Dans la sécurité de sa présence, nous pouvons trouver le courage d’abandonner nos anciennes habitudes de self-défense.

La longue route

Pour ma propre guérison de l’abus, Jésus a ouvert le chemin à travers plusieurs étapes. Premièrement, Jésus m’a donné la force de dire non à la dépendance sexuelle et à la conduite homosexuelle. Ensuite, il s’occupa de ma haine et de mon manque de pardon envers l’abuseur et les membres de ma famille. Puis vint une longue saison de deuil, causée d’un côté par le souvenir du passé, et de l’autre par toutes les ramifications de l’abus que j’avais réprimées. Finalement, après avoir travaillé assez longtemps sur ma passivité et l’acceptation de la véritable masculinité, le "filon principal" de la souffrance fut mis à découvert. Alors que je restais ouvert au Seigneur, les dégâts furent ramenés à la surface, éjectés hors de moi et finalement déposés à la croix!

L’amour et la fidélité de Dieu ne s’arrêteront pas avant qu’Il en ait fini avec nous. Toutes les blessures du passé peuvent trouver une fin au pied de la croix. A notre propre étonnement, tel le lever du soleil chassant l’obscurité, les bonnes choses de la vie qui paraissaient toujours nous échapper peuvent devenir nôtres. La vie ne sera pas parfaite, mais très bonne, pleine de joie et de fruit du Saint-Esprit. Mieux que tout, nous devenons le peuple de Dieu, saint et obéissant.

http://www.livingwaterseurope.com/

LIENS CONSEILLES:

LEGISLATION FRANCAISE

Les infractions à caractère sexuel

1. L’agression sexuelle

Elle est définie par l’article 222-22 du Code pénal

"Constitue une agression sexuelle, toute atteinte sexuelle commise avec violence, contrainte, menace ou surprise".

L’agression sexuelle est punie d’une peine de 5 ans d’emprisonnement et de 500 000 F d’amende – 75 000 euros.

 

2. L’atteinte sexuelle

Elle est définie par l’article 227-25 du Code pénal

C’est le fait, par un majeur, d’exercer sans violence, contrainte, menace ni surprise une atteinte sexuelle sur la personne d’un mineur de quinze ans.
L’infraction d’atteinte sexuelle est constituée même si elle est commise sans violence, ni contrainte dès lors que la victime est un mineur de moins de 15 ans.
Par contre si la victime est âgée de 15 à 18 ans, il est nécessaire pour que l’infraction soit constituée qu’il y ait violence, contrainte, menace ou surprise.

La peine encourue est de 2 ans d’emprisonnement et de 200 000 F d’amende – 30 000 euros.
La répression de l’atteinte sexuelle peut être aggravée lorsqu’elle est commise par un ascendant légitime, naturel ou adoptif, par une personne abusant de l’autorité que lui confère ses fonctions, par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ainsi que lorsqu’elle s’accompagne de rémunération.
Les tiers ayant abusé de l’autorité que leur confèrent leurs fonctions sur un mineur âgé de plus de quinze ans peuvent également faire l’objet de sanctions (article 227-25 du Code pénal).

3. Le viol

Le viol est incriminé aux articles 222-23 et suivants du Code pénal

"Tout acte de pénétration sexuelle, de quelque nature qu’il soit, commis sur la personne d’autrui par violence, contrainte, menace ou surprise est un viol."

La peine encourue peut aller jusqu’à 15 ans de réclusion criminelle.

L’article 222-24 du Code pénal précise les critères d’aggravation de la peine encourue pour viol.

Le viol est puni de 20 ans de réclusion criminelle :

  1. lorsqu’il a entraîné une mutilation ou une infirmité permanente ;
  2. lorsqu’il est commis sur un mineur de quinze ans ;
  3. lorsqu’il est commis sur une personne dont la particulière vulnérabilité, due à son âge, à une infirmité, à une déficience physique ou psychique ou à un état de grossesse, est apparente ou connue de l’auteur ;
  4. lorsqu’il est commis par un ascendant naturel ou adoptif ou par toute autre personne ayant autorité sur la victime ;
  5. lorsqu’il est commis par une personne qui abuse de l’autorité que lui confèrent ses fonctions ;
  6. lorsqu’il est commis par plusieurs personnes agissant en qualité d’auteur ou de complice ;
  7. lorsqu’il est commis avec usage ou menace d’une arme.

Le viol est puni de 30 ans de réclusion criminelle lorsqu’il a entraîné la mort de la victime (article 222-25).
Le viol est puni de la réclusion criminelle à perpétuité lorsqu’il est accompagné d’actes de barbarie avec une période de sûreté pouvant aller jusqu’à 22 ans (article 132-23).

Sur les mesures applicables à la personne condamnée : le suivi socio-judiciaire

Le décret n°99-771 du 7/07/99 fixe les modalités d’application du suivi socio-judiciaire.

Pour renforcer la protection des mineurs victimes et prévenir la récidive, la loi du 17 juin 1998 prévoit que la juridiction qui prononce une condamnation contre l’auteur d’une infraction à caractère sexuel peut ordonner un suivi socio-judiciaire, c’est-à-dire des mesures de surveillance et d’assistance et, après expertise, un traitement médical (loi n°98-468 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles, ainsi qu’à la protection des mineurs).

La personne condamnée doit alors respecter un certain nombre d’obligations, sous le contrôle du juge chargé de l’application des peines et du comité de probation et d’assistance aux libérés, sous peine d’emprisonnement.

Le condamné peut notamment se voir interdire de se rendre dans certains lieux (jardins publics, par exemple), de fréquenter certaines personnes (des mineurs notamment), d’exercer une activité professionnelle ou sociale impliquant des contacts habituels avec des mineurs.

Sur ce que risque une personne qui a connaissance d’une infraction mais qui ne la signale pas

L’infraction figure à l’article 434-3 du Code pénal.

"Le fait pour quiconque ayant eu connaissance de mauvais traitements ou privations infligés à un mineur de quinze ans ou à une personne qui n’est pas en mesure de se protéger en raison de son âge, d’une maladie, d’une infirmité, d’une déficience physique ou psychique ou d’un état de grossesse, de ne pas en informer les autorités judiciaires ou administratives est puni de trois ans d’emprisonnement et de 300 000 F/45 000 euros d’amende. Sauf lorsque la loi en dispose autrement, sont exceptées des dispositions qui précèdent les personnes astreintes au secret professionnel dans les conditions prévues par l’article 226-13".

Consulter la loi n°98-468 du 17 juin 1998 relative à la prévention et à la répression des infractions sexuelles ainsi qu’à la protection des mineurs.

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