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Amoureux !

Pourquoi c’est si bon d’être amoureux…

Testostérone, ocytocine, lulibérine, endorphines… toutes ces molécules, libérées à grands flots lors de la rencontre amoureuse, nous font planer, désirer, jouir, oser.
 
« Nous sommes programmés pour être dépendants à l’autre, aveuglés par l’amour, car nous sommes conditionnés par le besoin », explique Michel Reynaud, psychiatre et professeur de psychiatrie, spécialiste des addictions.
 
Besoin de fusionner, de faire le plein de plaisir physique et de sécurité affective.
 
Tout commence avec la testostérone, l’hormone du désir sexuel, produite par les hommes et les femmes.
 
A cette production succède celle de lulibérine, l’hormone libérée au début de la relation sexuelle. C’est elle qui pousse à rechercher toujours plus de contact et de caresses.
 
Vient ensuite l’explosion d’endorphines au moment de l’orgasme, qui modifie radicalement l’état de conscience ordinaire : euphorie ou extase, ces molécules nous font décoller.
 
Mais en même temps que les sens et la conscience s’affolent, nous produisons de l’ocytocine, l’hormone de l’attachement. Et c’est ainsi que le plaisir devient amour.

« Toutes ces hormones qui travaillent en surrégime produisent de la dopamine, qui booste ce que l’on appelle « le circuit de la motivation » poursuit Michel Reynaud. C’est la dopamine qui nous pousse à agir, à oser, à relever des défis ».

 C’est aussi sa chute, générée par l’absence ou l’abandon de l’objet d’amour, qui nous fait des nœuds à l’estomac, nous déprime plus ou moins sévèrement selon notre structure psychoaffective et notre capacité à gérer le manque.
 
(Revue Psychologies – déc. 2006 – F. Mazelin Flavi et I. Taubes)

NDLR : Il semble que la toxicomanie aux dérivés morphiniques (morphine, héroïne, …) puisse être considérée comme un type de préférences érotiques particulières. En effet l’injection de morphine provoque une sensation similaire à l’émoi érotique, l’injection d’héroïne provoque une sensation proche de la jouissance, et la dépendance observée semble dépendre de mécanismes neurophysiologiques proches de ceux de l’addiction érotique.

(L’émoi érotique : sensation émotionnelle de plaisir intense, qui correspond à l’activation de certaines régions hypothalamiques et, éventuellement, limbiques. Il semblerait que les endomorphines soient impliquées dans la dynamique de ce processus.)

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